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alors il y a deja le jeux des poemes dans les jeux du forums...mais ici je vous propose de poster vos poemes preferes...
alors je commence...
EL DESDICHADO
Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,
Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.
Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m'as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le Pampre à la Rose s'allie.
Suis-je Amour ou Phébus ?... Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;
J'ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène...
Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.
Gérard de Nerval
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Un voici un que j'aime beaucoup...
Les caresses des yeux
Les caresses des yeux sont les plus adorables ;
Elles apportent l'âme aux limites de l'être,
Et livrent des secrets autrement ineffables,
Dans lesquels seul le fond du coeur peut apparaître.
Les baisers les plus purs sont grossiers auprès d'elles ;
Leur langage est plus fort que toutes les paroles ;
Rien n'exprime que lui les choses immortelles
Qui passent par instants dans nos êtres frivoles.
Lorsque l'âge a vieilli la bouche et le sourire
Dont le pli lentement s'est comblé de tristesses,
Elles gardent encor leur limpide tendresse ;
Faites pour consoler, enivrer et séduire,
Elles ont les douceurs, les ardeurs et les charmes !
Et quelle autre caresse a traversé des larmes ?
Auteur:Auguste ANGELLIER
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:hurra:
Quelle bonne idée Nanou 342.....je vais cherché un de mes poémes préféré et je reviens
Alors voila , pour commencer un poeme de Vian........
Bonjour, chien
J'avise un chien dans la rue
Je lui dis: comment vas-tu, chien ?
Croyez-vous qu'il me répondrait ? Non ?
Eh bien il me répond quand même
Et ça ne vous regarde pas
Alors quand on voit des gens
Qui passent sans même remarquer les chiens
On a honte pour leurs parents
Et pour les parents de leurs parents
Parce qu'une si mauvaise éducation
Ca demande au moins...et je ne suis pas généreux
Trois générations, avec une syphilis héréditaire
Mais j'ajoute pour ne vexer personne
Que bon nombre de chiens ne parlent pas souvent.
Boris VIAN
Dernière modification par tyuiop (16-05-2007 12:54:00)
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Excellente idée que ce fil, Nanou342 ! :hurra:
J'ai cherché, je croyais l'avoir encore... Je le retrouverai. Un de Prévert, je ne vous en dis pas plus. Alors tiens, me suis-je dit, Apollinaire... Souvenir encore...
Me croirez-vous ? Je suis tombé sur Vian, j'avais même pensé à "Bonjour, chien"... Un de mes préférés... important surtout... Merci, Tyuiop ! :stolt: Mais... Chut, ça commence...
Elle serait là, si lourde
Elle serait là, si lourde
Avec son ventre de fer
Et ses volants de laiton
Ses tubes d'eau et de fièvre
Elle courrait sur ses rails
Comme la mort à la guerre
Comme l'ombre dans les yeux
Il y a tant de travail
Tant et tant de coups de lime
Tant de peine et de douleurs
Tant de colère et d'ardeur
Et il y a tant d'années
Tant de visions entassées
De volonté ramassée
De blessures et d'orgueils
Métal arraché au sol
Martyrisé par la flamme
Plié, tourmenté, crevé
Tordu en forme de rêve
Il y a la sueur des âges
Enfermée dans cette cage
Dix et cent mille ans d'attente
Et de gaucherie vaincue
S'il restait
Un oiseau
Et une locomotive
Et moi seul dans le désert
Avec l'oiseau et le chose
Et si l'on disait choisis
Que ferais-je, que ferais-je
Il aurait un bec menu
Comme il sied aux conirostres
Deux boutons brillants aux yeux
Un petit ventre dodu
Je le tiendrais dans ma main
Et son coeur battrait si vite...
Tout autour, la fin du monde
En deux cent douze épisodes
Il aurait des plumes grises
Un peu de rouille au bréchet
Et ses fines pattes sèches
Aiguilles gainées de peau
Allons, que garderez-vous
Car il faut que tout périsse
Mais pour vos loyaux services
On vous laisse conserver
Un unique échantillon
Comotive ou zoizillon
Tout reprendre à son début
Tous ces lourds secrets perdus
Toute science abattue
Si je laisse la machine
Mais ses plumes sont si fines
Et son coeur battrait si vite
Que je garderais l'oiseau.
Boris Vian, "Je voudrais pas crever"
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Un autre que j'aime beaucoup mais qui est plus connu :
Liberté
Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom
Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom
Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom
Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom
Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom
Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom
Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom
Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom
Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom
Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom
Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom
Sur l'absence sans désirs
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom
Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom
Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté.
Paul Eluard
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:hurra::hurra::hurra:
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Une simple question.... Vous faites quoi, les gens ? :förvånad:
Non, parce que, d'accord, Berry38 a frappé assez haut avec Eluard, là, mais faut pas vous laisser intimider, hein ! Ou alors, ça y est, la poésie est considérée comme une arme de terroristes et interdite, déjà ? Non, hein ? Bon. Alors... vous faites quoi, les gens ? :förvånad:
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Le dormeur du val d'Arthur Rimbaud
C'est un trou de verdure, où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent; où le soleil, de la montagne fière,
Luit: c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme:
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine.
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
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Pierre de Ronsard : « Mignonne, allons voir si la rose... »
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait éclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vêprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.
Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place,
Las ! las ! ses beautés laissé choir !
Ô vraiment marâtre Nature,
Puisqu'une telle fleur ne dure,
Que du matin jusque au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur, la vieillesse
Fera ternir votre beauté.
Dernière modification par calinous31 (24-05-2007 20:23:57)
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Spécial dédicace : A celles et ceux qui auraient préféré qu'aujourd'hui soit comme hier, avec toute mon amitié virtuelle (Basique)
Demain
Agé de cent mille ans, j'aurais encor la force
De t'attendre, ô demain pressenti par l'espoir.
Le temps, vieillard souffrant de multiples entorses,
Peut gémir : Le matin est neuf, neuf est le soir.
Mais depuis trop de mois nous vivons à la veille,
Nous veillons, nous gardons la lumière et le feu,
Nous parlons à voix basse et nous tendons l'oreille
A maint bruit vite éteint et perdu comme au jeu.
Or, du fond de la nuit, nous témoignons encore
De la splendeur du jour et de tous ses présents.
Si nous ne dormons pas c'est pour guetter l'aurore
Qui prouvera qu'enfin nous vivons au présent.
Robert Desnos, "Etat de veille"
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LE DÉSESPOIR EST ASSIS SUR UN BANC
Dans un square sur un banc
Il y a un homme qui vous appelle quand on passe
Il a des binocles un vieux costume gris
Il fume un petit ninas il est assis
Et il vous appelle quand on passe
Ou simplement il vous fait signe
Il ne faut pas le regarder
Il ne faut pas l'écouter
Il faut passer
Faire comme si on ne le voyait pas
Comme si on ne l'entendait pas
Il faut passer et presser le pas
Si vous le regardez
Si vous l'écoutez
Il vous fait signe et rien personne
Ne peut vous empêcher d'aller vous asseoir près de lui
Alors il vous regarde et sourit
Et vous souffrez atrocement
Et l'homme continue de sourire
Et vous souriez du même sourire
Exactement
Plus vous souriez plus vous souffrez
Atrocement
Plus vous souffrez plus vous souriez
Irrémédiablement
Et vous restez là
Assis figé
Souriant sur le banc
Des enfants jouent tout près de vous
Des passants passent
Tranquillement
Des oiseaux s'envolent
Quittant un arbre
Pour un autre
Et vous restez là
Sur le banc
Et vous savez vous savez
Que jamais plus vous ne jouerez
Comme ces enfants
Vous savez que jamais plus vous ne passerez
Tranquillement
Comme ces passants
Que jamais plus vous ne vous envolerez
Quittant un arbre pour un autre
Comme ces oiseaux.
Jacques Prévert
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Un texte que l'on étudie en français...
Exposé
Que déjà je me lève en ce matin d’été,
Sans regretter longtemps la nuit et le repos,
Que déjà je me lève
Et que j’aie cette envie d’eau froide
Pour ma nuque et pour mon visage,
Que je regarde avec envie
L’abeille en grand travail
Et que je la comprenne,
Que déjà je me lève et voie le buis,
Qui probablement travaille autant que l’abeille,
Et que j’en sois content,
Que je me sois levé au-devant de la lumière
Et que je sache : la journée est à ouvrir,
Déjà, c’est victoire.
Extrait de "Terre à Bonheur"
Eugène Guillevic
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Dieux, que de monde dans ce petit théâtre ! Tes parents sont là, mais tu ne les verras qu'à la fin...
La guerre
Vous déboisez
imbéciles
vous déboisez
Tous les jeunes arbres avec la vieille hache
vous les enlevez
Vous déboisez
imbéciles
vous déboisez
Et les vieux arbres avec leurs vieilles racines
leurs vieux dentiers
vous les gardez
Et vous accrochez une pancarte
Arbres du bien et du mal
Arbres de la Victoire
Arbres de la Liberté
Et la forêt déserte pue le vieux bois crevé
et les oiseaux s'en vont
et vous restez là à chanter
Vous restez là
imbéciles
à chanter et à défiler.
Jacques Prévert, "Spectacle"
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Quartier libre
J'ai mis mon képi dans la cage
et je suis sorti avec l'oiseau sur la tête
Alors
on ne salue plus
a demandé le commandant
Non
on ne salue plus
a répondu l'oiseau
Ah bon
excusez-moi je croyais qu'on saluait
a dit le commandant
Vous êtes tout excusé tout le monde peut se tromper
a dit l'oiseau.
Jacques Prévert, "Paroles"
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Je ne sais pas pourquoi, j'ai peur que vous ne connaissiez pas tous Jean Tardieu... Malheureux que vous êtes...
Les étoiles
Etoiles ! Etoiles ! Etoiles ! Etoiles !
Là-haut, là-haut dans les ténèbres
les astres étincellent
aux quatre points cardinaux
et transpercent le regard de la pointe aiguë de leurs flèches.
Ces flèches sont de feu, c'est Dieu qui les allume
et tout à coup l'une d'elles s'enfuit, étoile filante !
Elles ne dorment pas, les étoiles
même quand l'homme sommeille
jamais jamais les étoiles ne cessent de veiller.
Les ziii
(Langage familial. Genre B.4.d. Observation n° 6742.)
(A lire sur le ton "bébé" avec gesticulation gauche et stéréotypée.)
Zii ! Ziii ! Zii ! Zii !
Là-vau, là-vau dans le noî
fait ziii fait ziii
Là pis là pis là pis là !
Gâdez le pic-pic, gâdez le toc-toc !
Pic le lumette le barbu.
et tia tia tia le file ! pfuiiii !
Fais pas dodo les ziii
le peussieu fait dodo
fait jamais jamais dodo les ziii !
Jean Tardieu, "Un mot pour un autre"
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Un sourire...
Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n'est assez riche pour s'en passer,
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter,
Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,
Il est le signe sensible de l'amitié,
Un sourire donne du repos à l'être fatigué,
Donne du courage au plus découragé
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler,
Car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne.
Et si toutefois, vous rencontrez quelqu'un qui ne sait plus sourire,
soyez généreux donnez-lui le vôtre,
Car nul n'a autant besoin d'un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres.
Raoul Follereau
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:hurra::hurra::hurra:
Pas connaitre Tardieu...Tssssssss
La môme néant
Quoi qu'a dit ? - A dit rin.
Quoi qu'a fait ? - A fait rin.
A quoi qu'a pense ? - A pense à rin.
Pourquoi qu'a dit rin ?
Pourquoi qu'a fait rin ?
Pourquoi qu'a pense à rin ?
- A' xiste pas.
Jean Tardieu
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La Poésie
Et ce fut à cet âge... La poésie
vint me chercher. Je ne sais pas, je ne sais d'où
elle surgit, de l'hiver ou du fleuve.
Je ne sais ni comment ni quand,
non, ce n'étaient pas des voix, ce n'étaient pas
des mots, ni le silence :
d'une rue elle me hélait,
des branches de la nuit,
soudain parmi les autres,
parmi des feux violents
ou dans le retour solitaire,
sans visage elle était là
et me touchait.
Je ne savais que dire, ma bouche
ne savait pas
nommer,
mes yeux étaient aveugles,
et quelque chose cognait dans mon âme,
fièvre ou ailes perdues,
je me formai seul peu à peu,
déchiffrant
cette brûlure,
et j'écrivis la première ligne confuse,
confuse, sans corps, pure
ânerie,
pur savoir
de celui-là qui ne sait rien,
et je vis tout à coup
le ciel
égrené
et ouvert,
des planètes,
des plantations vibrantes,
l'ombre perforée,
criblée
de flèches, de feu et de fleurs,
la nuit qui roule et qui écrase, l'univers.
Et moi, infime créature,
grisé par le grand vide
constellé,
à l'instar, à l'image
du mystère,
je me sentis pure partie
de l'abîme,
je roulai avec les étoiles,
mon coeur se dénoua dans le vent.
Pablo Neruda
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A moi , à moi !!! 
La vie, c'est comme une dent
La vie, c'est comme une dent
D'abord on y a pas pensé
On s'est contenté de mâcher
Et puis ça se gâte soudain
Ça vous fait mal, et on y tient
Et on la soigne et les soucis
Et pour qu'on soit vraiment guéri
Il faut vous l'arracher, la vie
Boris vian
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Juste une question ? Est on obligé de mettre des auteurs connu ? Et des poèmes écrits par des gens comme vous et moi ça passe aussi?
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:ängel:
j'ai mal de te voir, j'ai mal de ton absence
quand ton corps tout entier eut provoqué mes sens
et que las de souffrir retombèrent sur terre
mes rêves éveillés ceints par des chimères.
Cette nuit je me consume de ton image,
Me l'inocule en sérum par doses légères,
Brûlant mon angoisse dans la rage
De mes folies intramusculaires.
la vision d'un avenir ne saurait me défendre
je suis fatigué, je ne puis plus attendre
la raison d'un sentiment et ce mal qui me hante
pressé de frapper tel une mort latente
Mais je me battrai je ne veux pas ce destin
mon passé mon futur tous deux fondus en un
dans la brève vérité d'un présent aboli
Et c'est sans Toi que mon espace rétrécit...
Kali
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Je n'ai qu'une chose a te dire Kali :hurra: :hurra:
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:hurra::hurra::hurra:
Un poète est né...
Dernière modification par tyuiop (29-05-2007 14:20:55)
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:förvånad: waouu kali t es trop :tummenupp:
:hurra::hurra::hurra::hurra::hurra::hurra::hurra::hurra:
Mon Rêve familier
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? --Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
Paul VERLAINE, Poèmes saturniens
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:tummenupp::tummenupp::tummenupp::hurra::hurra::hurra: Kali !!! Et pis même :buga:
N'hésitez surtout pas à mettre vos propres oeuvres 
Moi ? C'est mes devoirs alors hein pas terrible parce qu'on a des consignes alors je montre pas :oskyldig:
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